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	<title>Renke &#8211; Studio de communication graphique &#224; Nantes</title>
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	<description>Graphisme, webdesign, logo, photographie, vid&#233;o, r&#233;dactionnel&#8230; cr&#233;ation ou en refonte de vos contenus et support de communication, de l'identit&#233; visuelle au support imprim&#233;, site web ou application mobile.</description>
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		<title>Renke &#8211; Studio de communication graphique &#224; Nantes</title>
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		<title>Les Mots d'Eija-Liisa Ahtila</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Finlande sans couleur, sept mois durant : ne reste que l'essentiel, lignes &#233;pur&#233;es et une immense solitude. Eija-Liisa Ahtila nous emm&#232;ne dans cette m&#233;lancolie des longs hivers, dans le froid du silence, dans une pens&#233;e froide comme la neige. Elle &#233;voque la difficult&#233; &#224; vivre dans un monde hostile : hostilit&#233; du corps, de la nature, et du rapport &#224; l'autre. Elle nous confronte &#224; notre incapacit&#233;, notre incompr&#233;hension, &#224; la vie, &#224; la mort, au manque, &#224; la folie et au sentiment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://renke.fr/redactionnel/ecrits-culturels/" rel="directory"&gt;&#201;crits culturels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton33-d202b.jpg?1765480097' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Finlande sans couleur, sept mois durant : ne reste que l'essentiel, lignes &#233;pur&#233;es et une immense solitude. Eija-Liisa Ahtila nous emm&#232;ne dans cette m&#233;lancolie des longs hivers, dans le froid du silence, &lt;i&gt;dans une pens&#233;e froide comme la neige&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle &#233;voque la difficult&#233; &#224; vivre dans un monde hostile : hostilit&#233; du corps, de la nature, et du rapport &#224; l'autre. Elle nous confronte &#224; notre incapacit&#233;, notre incompr&#233;hension, &#224; la vie, &#224; la mort, au manque, &#224; la folie et au sentiment d'impuissance : &#171; Je voudrais rentrer chez moi, mais une ligne a &#233;t&#233; dessin&#233;e sur le sol &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle cherche comment surmonter les &#233;v&#233;nements, le rapport &#224; l'autre, &#224; soi-m&#234;me, et finalement, cette difficult&#233; &#224; essayer d'exister tout simplement. C'est dans ce &#171; tout simplement &#187; que r&#233;side toute la complexit&#233;, tout le drame humain, le poids de la pens&#233;e, de la parole, de la solitude, le poids du silence apr&#232;s que &lt;i&gt;quelqu'un ait frapp&#233; &#224; la porte&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans Where is Where ?, elle n'ouvre pas tout de suite apr&#232;s que &#171; quelqu'un &#187; ait frapp&#233; &#224; la porte, il y a une sorte de flottement, comme celui de la neige quand elle ne cesse de tomber. Le temps attend, il reste l&#224;, immobile (...) Enfin elle ouvre. Dialogue avec la Mort :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; La Mort : Pourrais-tu me donner des mots ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; La po&#233;tesse : Lesquels ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; La Mort : Ceux qui ne voient pas leur destination.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...)&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; La po&#233;tesse : Pourquoi donnerais-je des mots &#224; la Mort ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la rendre concr&#232;te tout simplement. Pour la voir exister, pour la comprendre, pour l'assimiler. Elle questionne la cr&#233;ation des choses &#224; partir des mots, vers &lt;i&gt;le d&#233;but de quelque chose qui n'a pas encore de nom&lt;/i&gt;. Cela signifie-t-il qu'il faut parler pour exister ?&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Toutes les &#339;uvres d'Eija-Liisa Ahtila parlent de cette difficult&#233; &#224; vivre, seule et au milieu des autres, et de comprendre la vie. La mort est constamment pr&#233;sente, dans la solitude comme dans la relation &#224; l'autre. Elle est notre seule certitude, mais aussi celle qui provoque le doute, le questionnement de notre existence, le sentiment de solitude, d'abandon, de culpabilit&#233; de celui qui reste. Dans &lt;i&gt;Where is Where ?&lt;/i&gt;, elle dit &#224; la pasteure que, chaque fois apr&#232;s la mort de quelqu'un, elle n'arrive plus &#224; vivre, qu'elle revient sur ses propres pas mais ne les reconna&#238;t pas. Elle dit que bien-s&#251;r elle se sent coupable, mais &#171; comment peut-on me pardonner ce qui arrive aux autres ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment accepter ce qui nous arrive ? Comment accepter la vie ? Les mots sont-ils n&#233;cessaires pour parvenir &#224; accepter ? Et puis les mots ont un poids, comme les actes. Les mots sont actes. Ils agissent et marquent d&#233;finitivement l'instant, le figent dans la dur&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.com/Les-mots-d-Eija-Liisa-Ahtila.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; Texte int&#233;gral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Arbre et la plaine</title>
		<link>https://renke.fr/redactionnel/ecrits-culturels/l-arbre-et-la-plaine.html</link>
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		<dc:date>2020-05-08T11:20:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au sommet de la montagne de Fulu, au c&#339;ur de la ta&#239;ga su&#233;doise, s'&#233;rige un &#233;pic&#233;a vieux de plusieurs mill&#233;naires, grand sage portant la m&#233;moire de tant de vies et de tant de choses. Depuis 7158 avant JC, il observe silencieusement le monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a plus de neuf cent ans, une &#233;toile d'une beaut&#233; exceptionnelle apparut dans le ciel ; cette apparition fut observ&#233;e &#224; l'&#233;poque. Aujourd'hui nous savons qu'il s'agissait de la supernova de la N&#233;buleuse du Crabe. De telles apparitions sont rares : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://renke.fr/redactionnel/ecrits-culturels/" rel="directory"&gt;&#201;crits culturels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton32-e1673.jpg?1765480097' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au sommet de la montagne de Fulu, au c&#339;ur de la ta&#239;ga su&#233;doise, s'&#233;rige un &#233;pic&#233;a vieux de plusieurs mill&#233;naires, grand sage portant la m&#233;moire de tant de vies et de tant de choses. Depuis 7158 avant JC, il observe silencieusement le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il y a plus de neuf cent ans, une &#233;toile d'une beaut&#233; exceptionnelle apparut dans le ciel ; cette apparition fut observ&#233;e &#224; l'&#233;poque. Aujourd'hui nous savons qu'il s'agissait de la supernova de la N&#233;buleuse du Crabe.&lt;br class='autobr' /&gt;
De telles apparitions sont rares : trois seulement dans notre Galaxie au cours des mille derni&#232;res ann&#233;es. Quand aura lieu la suivante ? Personne ne peut r&#233;pondre &#224; cette question.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...) C'est alors qu'interviennent les arbres qui peuvent relater tous ces ph&#233;nom&#232;nes par l'examen des cernes.*&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;*Nouvelles de la science, vari&#233;t&#233;s, informations in L'Astronomie, 1969, Vol. 83, p. 272 (SAO/NASA Astrophysics Data System).&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aucune &#233;toile de la galaxie ne meurt sans que l'arbre n'en rende compte... Il absorbe, nourrit, soigne, abrite, prot&#232;ge, du chaud comme du froid ; dans beaucoup de civilisations, il est la connaissance, la force de vie, il nourrit et &#233;l&#232;ve l'&#226;me. Dans la tradition Shinto par exemple, avant qu'apparaissent les autels, les temples &#233;taient des arbres sacr&#233;s ; encore aujourd'hui, les sanctuaires sont toujours entour&#233;s d'arbres, appel&#233;s Chinju-no-Mori (la For&#234;t du sanctuaire du village), indiquant que ce n'est pas une for&#234;t ordinaire. Dans la Gr&#232;ce antique, des plantations sacr&#233;es tenaient la place des sanctuaires, bien avant les temples que l'on conna&#238;t. Ainsi, dans le temple de l'&#201;rechth&#233;ion sur le versant nord de l'Acropole, &#224; c&#244;t&#233; de la fontaine d'eau sal&#233;e de Pos&#233;idon, se tient l'olivier sacr&#233; d'Ath&#233;na, symbole de sa victoire, de paix et de prosp&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arbre rena&#238;t de fa&#231;on cyclique, projection idyllique dans notre mental qui ne peut admettre notre fin. &#171; Bien avant que l'ann&#233;e d&#233;cline, le printemps prochain est pr&#233;sent, mais c'est un secret. &#187; &#233;crit po&#233;tiquement Jacques Brosse dans Mythologie des arbres.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Vivre sous le temps. &#202;tre, se sentir &#234;tre, s'arr&#234;ter un instant, suspendre le temps, le p&#233;n&#233;trer pleinement. Observer les traces &#8212; celles de notre passage, les autres, l'invisible, l'impalpable &#8212; &#233;couter le silence, les r&#233;surgences, les r&#233;miniscences. Vouloir rendre notre passage visible, devoir le rendre invisible...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'attends la pluie, qui vient tout effacer, laver, nourrir la terre, la vie recommencer, perp&#233;tuer. J'aime cette odeur particuli&#232;rement d&#233;licieuse des sols mouill&#233;s, les sous-bois humidifi&#233;s par la naissance du jour, le lichen au pied des grands ch&#234;nes de la for&#234;t, l'herbe et la terre tout juste arros&#233;es, le parfum de la nuit ti&#232;de et fra&#238;che &#224; la fois, juste avant l'aurore.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'arbre &#8212; roi myst&#233;rieusement enracin&#233; dans le sol, majestueusement dress&#233; vers le ciel &#8212; &#233;coutons ses secrets, enveloppons nous dans sa pr&#233;sence caressante, dialoguons en silence pour nous ouvrir &#224; l'intuition et retrouver nos racines. &#171; Chaque arbre est le centre du Monde &#187; nous dit Jacques Le Brusq.&lt;br class='autobr' /&gt;
La terre &#8212; admirons son &#233;tendue infinie, nourrici&#232;re, immens&#233;ment vibrante &#8212; jouissons de la vie qu'elle nous transmet. Devenue un outil de production, nous ne la regardons plus. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.com/Jacques-le-Brusq.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; Texte int&#233;gral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Fugitifs</title>
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		<dc:date>2020-05-08T11:20:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je suis la femme en noir, mon visage est clair comme la lune mais mon regard grave sort des profondeurs de la nuit et des ab&#238;mes. Je me tiens dans l'ombre, je suis l'h&#233;ro&#239;ne d'une sombre histoire, celle que tous voient passer alors que je ne cherche que l'oubli ; mais peut-&#234;tre une &#226;me aussi, pour m'aider parce que je sais que je suis perdue. Au plus profond du d&#233;sespoir r&#233;side une toute petite lueur, qui fait que l'on est encore en vie, et qu'on se tient l&#224;, au milieu des autres et de nulle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://renke.fr/redactionnel/ecrits-culturels/" rel="directory"&gt;&#201;crits culturels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton31-8ab10.jpg?1765480097' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je suis la femme en noir, mon visage est clair comme la lune mais mon regard grave sort des profondeurs de la nuit et des ab&#238;mes. Je me tiens dans l'ombre, je suis l'h&#233;ro&#239;ne d'une sombre histoire, celle que tous voient passer alors que je ne cherche que l'oubli ; mais peut-&#234;tre une &#226;me aussi, pour m'aider parce que je sais que je suis perdue. Au plus profond du d&#233;sespoir r&#233;side une toute petite lueur, qui fait que l'on est encore en vie, et qu'on se tient l&#224;, au milieu des autres et de nulle part. Le deuil est ma couleur, mon regard, le sens de mes paroles tues, je suis le deuil ; ou bien l'image du deuil, car apr&#232;s tout, je n'ai ni corps ni volume, juste la silhouette d'un visage grav&#233; dans le cadre. Je porte le souvenir d'un amant, d'un enfant ou d'un parent, d'une humanit&#233; tout enti&#232;re, ou peut-&#234;tre juste de moi-m&#234;me. Je suis la gardienne d'une m&#233;moire qu'il ne faut pas &#233;teindre. Je me tiens cach&#233;e dans l'ombre, mais la p&#226;leur de mon visage trahit ma pr&#233;sence dans ce noir dans lequel je ne parviens pas &#224; m'enfouir. Je tremble entre le d&#233;sir d'oubli, la r&#233;signation et l'espoir. Part des t&#233;n&#232;bres, j'attire, j'aimante et je foudroie, on me surnomme Lilith. Je suis belle [&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a ce couple l&#224;-bas... ces deux &#234;tres qui paraissent si l&#233;gers, ils flottent dans leurs espaces alors m&#234;me qu'ils y sont encastr&#233;s. La femme regarde l'homme, lui regarde ailleurs, ils semblent tourn&#233;s l'un vers l'autre mais tous deux se tiennent loin de leur fronti&#232;re, en retrait. Il y a cette rupture entre leurs deux espaces distincts, comme des mondes s&#233;par&#233;s et pourtant indissociables qui font que jamais ils ne pourront se retrouver, mais leur posture trahit leur volont&#233; que cela ne puisse se produire un jour. Elle regarde l'homme, son corps arr&#234;t&#233;, elle n'a pas l'intention de faire un pas de plus. Le corps de l'homme avance dans la direction de la femme, mais c'est son regard qui est arr&#234;t&#233; ailleurs, dans un autre espace que le sien et que celui de la femme. Se sont-ils jamais rencontr&#233;s ? Pourront-ils encore se toucher ? Est-ce la pomme, qui en se d&#233;crochant, a cr&#233;&#233; cette irr&#233;parable scission entre ces deux &#234;tres ?&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Brune comme Edith, je suis la femme en rouge, le rouge de mes l&#232;vres sal&#233;es et le rouge de ma tunique compl&#232;tent le bleu de mes yeux fix&#233;s sur ce que je ne pourrai jamais plus voir. Je ne veux pas que l'on m'oublie, je veux qu'on se souvienne que je ne me laisserai pas faire. Fi&#232;re et forte, jamais je ne donnerai ni mon &#226;me, ni mon corps, ni ma conscience. Je suis m&#233;fiante et d&#233;termin&#233;e, malgr&#233; cette pointe de regret et cette fragilit&#233; qui se d&#233;voilent au fond de mon regard &#224; celui qui ose le d&#233;fier assez longtemps. La bouche pinc&#233;e, le torse en arri&#232;re et les &#233;paules fuyantes, seul mon visage fait face et mon regard est d&#233;finitivement nulle part. Avec une volont&#233; farouche, c'est tout mon &#234;tre que je tourne vers l'ailleurs, laissant &#224; mon visage, tel un masque, le soin de donner l'illusion que je suis encore l&#224;. Vous ne m'aurez plus. Et pourtant ! Comme j'aimerais encore pouvoir esp&#233;rer atteindre ce point que je regarde toujours... Bient&#244;t, je devrai m'en aller compl&#232;tement pour ne plus jamais retourner mon regard, bient&#244;t, mais pas encore, j'attends Loth, j'attends mes filles, tous partis loin devant, ils ne m'ont pas attendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.com/Stephan-Balkenhol-Les-Fugitifs.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; Texte int&#233;gral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ArtKopel</title>
		<link>https://renke.fr/redactionnel/ecrits-culturels/artkopel.html</link>
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		<dc:date>2020-05-08T11:19:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Renke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;dito &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avions beaucoup aim&#233; cette photographie de Roger Fenton prise en 1855 pendant la guerre de Crim&#233;e. Elle &#233;tait surprenante de modernit&#233;. C'&#233;tait Valley of the Shadows of Death : une vaste plaine d&#233;sertique jonch&#233;e de boulets de canons. Aucun cadavre, aucun bless&#233;, seule la topographie du champ de bataille y est montr&#233;e. Pourtant, ils sont bien l&#224; sous nos yeux, les soldats morts ou d&#233;chir&#233;s, les femmes en pleurs et les cris de leurs enfants. En montrant ce vide, c'est bien autre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://renke.fr/redactionnel/ecrits-culturels/" rel="directory"&gt;&#201;crits culturels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://renke.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton30-ea996.png?1765480097' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;dito&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous avions beaucoup aim&#233; cette photographie de Roger Fenton prise en 1855 pendant la guerre de Crim&#233;e. Elle &#233;tait surprenante de modernit&#233;. C'&#233;tait Valley of the Shadows of Death : une vaste plaine d&#233;sertique jonch&#233;e de boulets de canons. Aucun cadavre, aucun bless&#233;, seule la topographie du champ de bataille y est montr&#233;e. Pourtant, ils sont bien l&#224; sous nos yeux, les soldats morts ou d&#233;chir&#233;s, les femmes en pleurs et les cris de leurs enfants. En montrant ce vide, c'est bien autre chose qu'une guerre propre que Roger Fenton choisit de nous pr&#233;senter...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un long silence, nous avons commenc&#233; &#224; chuchoter &#224; propos de cette charge &#233;motionnelle transmise par le photographe. Pourquoi chuchoter alors que nous n'&#233;tions que nous deux ? Sans doute &#224; cause de cette pr&#233;sence brutale de l'image et de son propos qui s'imposaient &#224; nous, qu'il fallait respecter, dig&#233;rer, avant de l'exorciser en posant des mots sur ce que nous voyions et ressentions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois caf&#233;s plus tard, le projet ArtKopel, que nous &#233;voquions depuis quelques temps d&#233;j&#224;, commen&#231;ait &#224; se concr&#233;tiser : nous avions r&#233;v&#233;l&#233; notre sensibilit&#233; commune.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait en 2005, au Carrousel du Louvre &#224; l'occasion de Paris-Photo, dans une toute petite pi&#232;ce excentr&#233;e et d&#233;sert&#233;e. Sans doute la plupart des visiteurs cherchaient-ils cette modernit&#233; dans les centaines de galeries contemporaines exposantes et pensaient que ce lieu &#233;tait le dernier o&#249; la trouver. Nous &#233;tions d'accord que cette image, d'avant-garde peut-&#234;tre, comportait ce que certains artistes actuels cherchent sans trouver, justement parce qu'ils ne cherchent qu'&#224; &#234;tre modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce alors que la modernit&#233; ? Doit-elle passer par une forme &#224; tout prix nouvelle et r&#233;volutionnaire ? La contemporan&#233;it&#233; n'est-elle pas tout simplement l'&#233;poque dans laquelle s'exprime une &#233;motion, prend forme une id&#233;e ? N'importe quel m&#233;dium peut ainsi servir une &#233;poque, de la peinture &#224; l'&#339;uvre num&#233;rique en passant par l'&#233;criture ou la composition musicale, puisque c'est bien du fond dont il s'agit, celui qui trouble l'Homme depuis le d&#233;but de l'humanit&#233;, et qu'il cherche &#224; comprendre en lui donnant une forme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Devrions-nous alors ne porter notre regard que sur nos ultra-contemporains, juste parce qu'ils sont contemporains ? &#192; l'inverse, il ne s'agit pas de rejeter ces artistes parce qu'ils sont trop modernes ! Avec une vocation de passeurs, notre &#233;quipe esp&#232;re vous faire d&#233;couvrir ou red&#233;couvrir ces &#339;uvres qui nous touchent, en dehors de toute valeur marchande ou de faire-valoir social. Notre fil conducteur traverse les &#226;ges et les styles avec une seule id&#233;e : la mise en avant de la profondeur des &#339;uvres et des hommes qui les cr&#233;ent ; provoquer les mots parce que parfois ils &#233;clairent les &#339;uvres. Chaque entretien avec un de ces auteurs a &#233;t&#233; un moment privil&#233;gi&#233; et nous a laiss&#233; le souvenir d'une r&#233;v&#233;lation. D'autres rencontres se sont faites avec des &#339;uvres, sans leurs auteurs, ce sont les articles que nous classons dans les rubriques Regards et Galerie de notre magasine en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artkopel.Com/Kopel-Kopel.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; Le site d'ArtKopel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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