Renke communication : graphiste freelance print & web, indépendante à Nantes & Paris, spécialisée dans l'image, la communication imprimée, l'internet et le multimédia, le graphisme, le webdesign, l'édition, la photographie, le rédactionnel

Entretien sur le Centre Tal Coat

Olivier Delavallade

Entretien avec Olivier Delavallade, directeur du Centre Tal Coat, dans le domaine de Kerguéhennec, réalisé le 24 novembre 2008 avec Arthur Kopel.

[ extrait ]

Karen Lavot-Bouscarle — On déplore souvent que les artistes ne soient connus qu’après leur mort et Tal Coat c’est un peu l’inverse, il fut reconnu de son vivant et un peu oublié après sa mort...

Olivier Delavallade — En même temps, Tal Coat, tout au long de son parcours, a toujours remis en cause, profondément, radicalement, sa pratique. Ce faisant, il a beaucoup déconcerté, y compris ses plus fervents défenseurs : collectionneurs, critiques, marchands. Cela n’a pas simplifié les choses. Il y avait, en chantier, deux ou trois cents tableaux dans l’atelier, mais lorsqu’un marchand arrivait, Tal Coat pouvait lui dire que rien n’était prêt ! Très souvent, il retravaillait un même tableau plusieurs années après. Il avait un rapport au temps très particulier. Il était à la fois dans une grande rapidité d’exécution et en même temps il revenait souvent au même tableau.
Ce qui me marque le plus, c’est cette pensée d’une singularité absolue qui se manifeste dans des notes sur la peinture, dans des entretiens qu’il a pu accorder à des critiques d’art ou à des poètes, sur France Culture ; et dans son abondante correspondance, notamment avec Françoise Simecek, à la fin de sa vie. Françoise Simecek me disait récemment qu’elle replonge dans la correspondance et qu’elle va essayer de retranscrire les lettres. Plus je travaille sur Tal Coat, plus je suis amené à fréquenter son œuvre, à fréquenter sa pensée et plus je le rapproche de Cézanne...

> Lire sur www.artkopel.com/Tal-Coat.html