Renke communication : graphiste freelance print & web, indépendante à Nantes & Paris, spécialisée dans l'image, la communication imprimée, l'internet et le multimédia, le graphisme, le webdesign, l'édition, la photographie, le rédactionnel

Entretien avec un peintre

Jacques Le Brusq

Entretien avec le peintre Jacques Le Brusq, réalisé dans son atelier le 28 septembre 2011.

[ extrait ]

Karen Lavot-Bouscarle — Lorsque vous peignez la terre, la plaine, vous écrivez qu’il s’agit d’un tout autre pays que celui aperçu depuis l’autoroute ou le train, et vous évoquez cette sensation d’imprégnation et d’appartenance très forte à ce monde. Quel est ce lien entre nous et le paysage ?

Jacques Le Brusq — Dans le Morbihan où j’avais l’habitude de travailler on est confronté au bocage, à des prairies, à des cultures limitées par des haies, des bosquets, des taillis. Quand je suis allé peindre dans la Beauce, j’ai découvert son immensité. Pour apprivoiser cette nouvelle dimension de l’espace je me suis immergé des journées entières dans ce paysage infini. Au premier abord c’est un paysage monotone et peu avenant. Rien pour arrêter le regard. L’horizon y est lointain, il disparaît dans une confusion entre le ciel et la terre. La première fois c’était en automne, à la période des labours. Cette terre mise à nue sur de telles étendues est troublante, presque au sens érotique, il y a une sensualité de sa présence, de sa matière, de ses couleurs. Jamais encore je n’avais senti la terre avec cette évidence, la terre à perte de vue. Une révélation. On sent que l’on vient de cette terre et que l’on ne peut pas s’en extraire. (…)

> Lire sur www.artkopel.com/Jacques-Le-Brusq,65.html